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Desy Danga, l’Activiste qui Veut Redorer l’Image du Nord-Cameroun

Salut les copains ! Ça vous dit de faire une balade au Cameroun ? Bien sûr que oui. Qui n’aime pas le Cameroun ?

Nous irons dans la partie nord du pays, constituée des régions du Nord, de l’Adamaoua, et de l’Extrême-Nord. Nous irons à la découverte d’images qui font de ces régions plus une beauté qu’on dit souvent. Nous irons aussi à la rencontre de Desy Danga, un jeune fils du pays qui a pour passe-temps la photographie, et qui à travers elle transmet une vision moins amère et moins triste de ce qu’on a des régions au nord du Cameroun.

Desy Danga est cet homme qui nous permettra de faire cette balade en images, une balade proche d’une vie de paix et de calme, loin des soucis et des drames. Une balade aussi qui met en exergue une réalité sur laquelle on communique peu, loin des horreurs qui font plus souvent la Une des médias.

 

 

Une image peu glorieuse collée à cette terre

 

La partie nord du Cameroun, aussi dite le Grand Nord, est connue ces dernières années, moins dans le pays et plus à l’international, comme une zone en proie aux entreprises terroristes, desquelles découlent des fabulations alarmistes qui font de ce territoire une zone à éviter. Les gens ont peur d’y mettre pied, craignent de ne pas revenir de là.

En marge de cela, il y a plus largement une vision orientée sur la précarité sociale, et ses corollaires. Cette image joue à la défaveur du Cameroun, à la défaveur des habitants de ces régions, ces populations qui pourtant ne devraient pas être réduits à ça.

 

Voir le nord du Cameroun autrement

 

En parallèle de cette publicité qui ne rend ni service, ni justice, nous avons découvert ce ressortissant de la région de l’Extrême-nord du Cameroun, qui se positionne comme un activiste citoyen dans le Grand Nord. Un activisme qu’il manifeste de diverses manières, notamment à travers la photographie, qui est une passion dans laquelle il tombé au hasard, dit-il.

C’est sur Instagram que Desy Danga se fait beaucoup remarquer, à travers des photographies fabuleuses, magnifiques, quasiment magiques par lesquelles on découvre le Gand Nord sous un angle plus que flatteur. Chaque photo est un poème qui présente une réalité, avec une magie particulière qui révèle la passion même de son auteur.

Arrivé à ce niveau de la lecture, le lecteur doit être en train de se demander à quel moment on la fait la balade. Allons-y ! Commençons tout d’abord par quelques douceurs de Kalfou.

 

 

Figuil, terre de naissance de Desy Danga, est doué de couchés de soleil magnifiques. De quoi faire de jolies cartes postales, pur ceux qui en font, ou alors embellir les fonds d’écran de nos téléphones et ordinateurs. Regardez, observez.

 

La vie quotidienne renferme des scènes aux allures anodines mais dont les captures permettent de leur révéler un aspect angélique. De ville en ville Desy Danga a trainé son objectif pour nous présenter ses plus beaux moments, mais surtout la simplicité d’une population, celle-là qui ne vit pas si loin, celle-là qui est aussi de ce pays, au-delà même de tous les clichés.

 

Mon rapport fusionnel à la nature fait que j’aime bien la filmer, des scènes de vie, les cultures du grand Nord, bref le beau dans tout son éclat.

Et dans un autre sens, je me suis vraiment mis à la photographie pour promouvoir le nord Cameroun par l’image sur les réseaux sociaux à travers le projet #WoilaViews qui se veut une banque d’images prises dans le Nord que ce soit par moi-même ou tout autre personne intéressée pour le branding du Grand Nord. Ceci en vue de briser la glace des stéréotypes qui ont trop longtemps aidé à ternir l’image de cette partie du pays.

Pour beaucoup, l’évocation du Nord renvoie à la précarité sociale, la rudesse du climat, les mentalités rétrogrades et j’en passe les pires clichés.

Or, vu de dedans tout ceci n’est qu’un miroir déformant et nous essayons un temps soit peu à redorer le blason de cette partie à travers nos images qui sont prises pour la plupart en amateur avec un smartphone ou un appareil photo numérique compact.

 

Toutes ces images sont bel et bien prises en amateurs, avec amour, passion, et dévotion. L’ensemble des photos que Desy publie est marqué par le hashtag #woilaviews. S’il est celui par qui le mouvement se fait énormément ressentir, il n’est pas le seul. En effet on peut constater sur Instagram que la promotion du Grand Nord via #woilaviews a d’autres activistes, peu importe qu’ils soient des ressortissants du Grand Nord.

L’important ici, si ce n’est l’essentiel et le primordial, c’est de balayer ces sales images que l’on a de Maroua, de Ngaoundéré, de Garoua, etc. Ainsi, en parcourant #woilaviews sur Instagram nous pouvons découvrir d’autres perles à l’instar de ceci.

 

Il ne s’agit désormais de se limiter à valoriser un peuple, mais aussi et surtout de partager la diversité qui fait du Cameroun l’Afrique en miniature. Sa verdure, ses savanes, ses horizons, ses habitants qui arborent leur quotidien avec quiétude malgré le climat de peine. Avouons que le soleil ne rit pas. Cela fait partie des difficultés qui rendent forts, on traverse.

 

De l’activisme citoyen

 

Je ne suis pas un pro de la photo. Je la vis en passionné et profondément, dirais-je. La photographie humanitaire est ce qui me passionne plus précisément car actuellement, je suis sur deux projets : la pénibilité du travail féminin dans les zones rurales du Grand Nord, et l’accès à l’eau. Donc s’il y a des gens qui peuvent aider à rendre cela possible, je souhaiterais bien faire une exposition photo pour tout ça. Tout ceci relève de ce que j’appelle de l’activisme citoyen où j’essaie d’apporter ma pierre à l’édifice pour le développement socio-culturel et touristique du Grand Nord. 

Derrière cette passion doublée par l’intention de partager la diversité du Grand Nord se dessine un activisme citoyen. Il ne s’agit pas seulement de montrer ce qu’il y a de beau, mais aussi, sur un plan plus pratique, de participer à ce que les choses avancent dans le bon sens.

La considération de la femme dans cette zone fait encore polémique, vouée aux tâches ménagères et aux pénibles travaux des champs. Et l’accès à l’eau demeure aussi un problème, pourtant de ce côté existe un château d’eau de Mère Nature. Demandez à mon oncle Charly.

 

Dans un autre versant, valsant toujours entre passion et activisme citoyen, il a mis sur pied une marque de vêtements nommée Wadjo. Le but demeure de partager et d’exporter la diversité de cette vaste zone du pays, et plus largement du Sahel. D’ailleurs, le slogan de la marque est Share Your Diversity.

 

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Partageons la diversité, participons au développement citoyen

 

Au final, c’est bien ce qu’il faut retenir. A l’image du Cameroun entier, le Grand Nord fait face à de multiples difficultés. Cela ne devrait pas faire oublier tout ce qu’il possède de magnifique.

Revenant sur ces difficultés il revient à tous, ressortissant ou non des régions du Grand Nord, d’aider, comme Desy Danga, à ce que les progrès se fassent. Puisse chacun dans son coin faire de son mieux, afin que le berceau de nos ancêtres soit prospère.

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