L’histoire de courage derrière le Irawo Dream Bag

Tout a commencé le 8 Août 2018. C’était un soir de Cotonou, d’où l’on pouvait apercevoir les étoiles, pour peu qu’on s’y intéressât. Sur la terrasse du Domino, la Team Irawo était réunie en grande majorité pour une fois.

Il y avait Mawunu, venu en vacances pour quelques jours, Aldrich que je rencontrais pour la première fois depuis 2 ans qu’il était dans l’équipe, Ken, Mauriac, Nathanael, Christopher, Carine, Freeda, Mohamed, Jean-Romuald et moi. Tout le monde n’était pas là, mais tout le monde y était d’une manière ou d’une autre. 

Ce soir-là est resté gravé dans nos têtes comme la nuit du Domino, où beaucoup de nos idées ont germé et ont par la suite vu le jour. Le Dream Bag en fait partie. Aujourd’hui, quand j’y repense, je trouve amusant que ce soit justement au restaurant le Domino que fut activé le premier Domino qui allait marquer notre nouvelle ère. 

Cela faisait déjà 4 ans que Irawo montrait du doigt les étoiles que nous ne voyions pas souvent. L’année 2018 avait été challengeant pour nous. On avait pris conscience de notre soif de courir d’autres horizons, de proposer de nouvelles choses. Irawo avait fait ses preuves et était devenu une référence dans la promotion des talents Africains.

On avait couvert à nous seuls le Forima, premier forum de l’innovation en partenariat avec Sémè City. Pour la première fois de notre existence, on avait rencontré notre communauté à travers le Irawo Meetup. Cela nous avait donné le courage de remettre en question ce qu’on faisait.

We so f*cking high Upper Echelon

Derrière Irawo, il y a une vision mais d’abord il y a des jeunes imparfaits qui se trompent, qui réalisent et qui foncent. On voulait faire mieux, faire plus et rester différents. Notre philosophie #UpperEchelon est une manière de vivre qui consiste à toujours viser loin, à conquérir nos peurs pour atteindre les étoiles. 

Et des peurs nous en avions. Qu’est-ce la communauté allait penser ? Est-ce qu’ils vont y réagir ? Est-ce qu’ils vont aimer ? Va t-on faire un flop ? Mais des idées nous n’en avons jamais manqué. Depuis longtemps déjà, nous caressions le rêve de proposer des produits qui reflétaient notre vision.

Que faire alors ? On a pensé t-shirts mais c’était trop évident. On a pensé à des coques de téléphone mais ce n’était pas assez clair. On est allés dans tous les sens, beaucoup trop loin dans le délire avant de revenir à l’idée la plus basique et la plus simple possible : Et si on aidait tout simplement nos abonnés à garder leurs rêves près d’eux ? 

Et si on aidait tout simplement nos abonnés à garder leurs rêves près d’eux ?  Cliquez pour tweeter

Qui nous attendait sur ce volet ? Personne. Des chasseurs de talents qui font des sacs ? Oui. Pourquoi pas ? Dans notre esprit, cela cadrait parfaitement parce que la base de notre vision, était de transmettre le message par tous les moyens nécessaires. Le message, le voici :

Nous sommes des étoiles, et nous sommes nés pour briller. Nos rêves nous appartiennent, et nous avons le devoir de les réaliser.

Immédiatement, Mawunu s’est saisi de mon carnet de notes et gribouillé ce qui allait devenir le Dream Bag. La meilleure manière de taire les doutes, c’est de les affronter. Une chose était sûre : on ne voulait plus tergiverser.

Ken a pris le relais, et la responsabilité de proposer différents designs pour validation. Aldrich, fondateur de West Af, était rodé aux textiles. Il a décidé de faire un tour de Dantopka à la recherche du meilleur tissu possible. Jean-Romuald est l’homme du terrain. Il avait pour objectif de sillonner la ville pour connaître les différentes options d’impression.

Aussitôt rêvé, aussitôt planifié. On ne voulait pas se laisser le temps de revenir sur nos idées, à coup de “Et si, ça ne”. 

Le Dream Bag : De l’idée à la réalité

Quelques jours après, Maureen nous a invité à dîner chez elle, Mawunu et moi. Depuis le jour où on l’avait interviewée, Maureen Ayité était devenue plus qu’une Irawo à nos yeux. Dans nos moments de doute, on lui parlait de nos rêves et par son expérience et sa vivacité, elle nous conseillait.

A nos débuts, elle avait fait un don inouï à IRAWO pour nous encourager à continuer. C’était la première fois que quelqu’un croyait en nous et nous le démontrait autrement que par des mots. Et ce n’était sûrement pas la dernière, en tout cas pour ce qui était de Maureen. Elle était devenue notre marraine, la fée. 

#UpperEchelon est un lifestyle qui consiste à toujours viser loin, à conquérir nos peurs pour atteindre les étoiles.  Cliquez pour tweeter

J’avoue que ce soir-là chez elle, Mawunu et moi étions déprimés. De retour pour quelques jours à Cotonou, on devait tous les deux repartir à nouveau vers l’Occident qui nous gardait pour lui, le temps de nos études. Mais on avait cette discussion entre nous, ce dilemme hypothétique qui nous faisait nous demander : Et si l’occident nous gardait pour toujours ?

Enfin bref, c’était l’un des sujets. Maureen étant une référence dans la mode en Afrique ( 17ème marque la plus admirée, s’il vous plaît ), on avait aussi beaucoup de questions à lui poser sur les tissus adaptés à notre projet. C’est naturellement qu’elle s’est aussi proposée de coudre les Dream Bags. On ne s’y attendait pas du tout, mais on était très heureux. Les Irawos Dream Bags cousus de bout en bout par une Irawo ? Attendez…that’s the dream ! 

Un Bag léger pour des rêves lourds !

Arrive donc Octobre, et son Irawo : Kenneth Yannick, l’humoriste au chapeau de paille. On avait mis une petite pause à notre projet pour nous concentrer sur la publication de son histoire. Le tissu était prêt. Les dimensions fixées. Le design validé. On avait décidé de rendre le sac plus confortable à l’utilisation. Les anses sont plus larges que la moyenne et le sac suffisamment grand pour contenir du lourd !

Pendant ce temps, on faisait un petit test discret. On a produit des stickers pour tester la réaction de notre communauté, lors du Irawo Meetup avec Kenneth.

La grande question demeurait : Est-ce que psychologiquement, les gens qui ont toujours consommé gratuitement nos contenus, seraient prêts à payer pour un produit Irawo ? C’était une question légitime, qui a trouvé sa réponse : Oui. Un grand oui. Mais il faudra les convaincre et les séduire. 

La meilleure manière de taire les doutes, c’est de les affronter. Cliquez pour tweeter

En Décembre, Mauriac et Jean-Romuald sont allés récupérer les sacs dans la boutique Nanawax de Cotonou. Mauriac, particulièrement, était excité à l’idée de revoir Maureen. C’est son crush absolu ! Dommage, il ne l’a pas vue mais il est ressorti tout heureux d’avoir vu Maman Wax ! Qu’en était-il des sacs ? La couture était parfaite. Solide et doublée. C’était du Nanawax quand même !

Prochain cap : L’imprimerie. Quelques jours après, une photo fut envoyée dans le groupe WhatsApp de la Team. Après les semaines créatives, le Irawall et le Irawo Taka, un nouvelle matérialisation de la nuit du Domino voyait le jour : Les Irawo Dream Bags étaient nés. Mais ils n’étaient pas prêts à être lancés. 

Les Dream Bags étaient nés. Mais ils n’étaient pas prêts à être lancés.  Cliquez pour tweeter

Partout où tu vas, emporte tes rêves avec toi

Entre Décembre et Février, nous avons beaucoup pensé à la manière dont nous allions présenter le Dream Bag à notre communauté. D’abord, on a eu cette idée géniale d’interpréter à travers une vidéo, la vision créative derrière ce “témoin de hustle” qu’était le Dream Bag.

Imaginez cette scène : une route bondée de gens, de voitures, de fumée et de déchets, avec en son milieu une constante : Un incroyable talent qui vit son incroyable rêve, avec une incroyable foi. Emporte tes rêves avec toi, même dans la rue quand tu danses comme un forcené, même quand on ne te comprend pas, et que pourtant tu y crois comme un fou.

Un nom a germé spontanément dans nos têtes. La meilleure personne pour représenter cette idée inédite, c’était Arouna Soundjata Guindo. Et il l’a fait. Il l’a fait comme jamais personne d’autre n’aurait pu le faire. 

Arouna danse depuis qu’il a 13 ans. Orphelin de père et de mère, il a connu la rue et ses désillusions, mais aucune adversité ne lui a retiré sa passion pour la danse. Aujourd’hui, il enseigne son art au centre chorégraphique Multicorps.

Arouna a une particularité.

Il ne se sépare jamais de son seau. Un vieux seau blanc qui avait contenu de la peinture mais qui aujourd’hui contient autre chose. On l’a pris pour un fou, pour un éboueur des fois. Mais à ces considérations, il a toujours rigolé.

En fait, Arouna a un beau secret. C’est dans ce seau qu’il emporte ses rêves avec lui. Lors du tournage de la vidéo, ce seau était encore avec lui, comme pour ponctuer toute la campagne derrière les Irawo Dream Bags. Ce jour-la, le seau d’Arouna contenait son enceinte musicale qui diffusait le beat sur lequel il dansait; son téléphone, des papiers mouchoirs et de l’eau pour se rafraîchir après ses figures. 

Pendant le tournage, nous étions entourés de badauds, de taxi-motos qui se demandaient ce que ces jeunes pouvaient tramer en beau milieu de la route. Yanick était imperturbable, il allait d’un endroit à l’autre juste pour filmer la parfaite scène.

Arriva un moment où nous étions obligés de prendre une pause en raison de la chaleur. Quand tout à coup, Yanick entendit le son strident d’un train qui passait entre le marché de Ganhi et la Cathédrale Notre-Dame-de-Miséricorde.

Il se mit à courir en hélant Arouna, juste pour capturer ce moment parfait où le train ( “Emporte”) roulait en background avec Arouna qui dansait, le Dream Bag autour de son cou ( “tes rêves avec toi”). La scène était parfaite. C’était bouclé. On avait ce qu’on voulait ! 

Mais ce n’était toujours pas fini. Il restait le shooting photo.

Pour le réaliser, on avait posté une annonce sur nos réseaux pour inviter des abonnés de la Big Team Irawo à participer à un projet, sans plus de détails. 3 personnes ont répondu à l’appel.

Il y avait Annabelle Bennetier, fan inconditionnelle de Irawo qui serait capable d’arrêter un inconnu dans la rue pour lui parler de nous. Il y avait Gwladys Azon, mannequin en devenir, qui suivait Irawo depuis peu mais était déjà conquise par les belles histoires de Yanick et de Maureen Ayité. Quant à Justin Ahinon, il est passionné par WordPress dont il rêve d’en devenir un expert avant ces 25 ans. Il a du mal à choisir qui de Kenneth, Ulrich et Yanick, est son Irawo préféré. Irawo est l’étoile qui illumine sa vie.

On s’est tous retrouvés dans le studio d’Harry Johnson, le maître des couleurs. La Team Irawo rencontrait à nouveau des membres de sa communauté. On a fait connaissance, on a ri, on a bu ( Anna avait ramené un “insolite breuvage” à l’ananas ); puis on s’est amusés à être les mannequins éphémères d’une idée qui allait durer des années. C’est Harry qui a immortalisé ce précieux moment, où nous étions tous debout en groupe autour du Dream Bag. La photo est épique !

Mauriac n’a pas de chaussures aux pieds. Son peigne fétiche était posé sur sa tête comme un chapeau. J’étais à genoux sur une chaise derrière, et S’aida porte mes chaussures. Jean-Romuald détonnait par son Gobi bleu turquoise et Mélaine espérait que personne ne la verrait. Et puis, il y avait Anna, magistrale, royale et sereine, avec le Dream Bag posé sur ses jambes.

Cette photo restera à jamais gravée dans nos têtes comme l’image même de tout ce que nous étions : Des jeunes qui ont un rêve, et qui font tout pour le réaliser : Ensemble.  Dans 25 ans, on la regardera et on repensera à cette nuit au Domino, où nous avons décidé d’avoir le courage de faire.

Dans 25 ans, on regardera cette photo et on repensera à cette nuit au Domino, où nous avons décidé d’avoir le courage de faire. Cliquez pour tweeter

C’est un petit pas pour Irawo mais un grand pas pour nous tous

Ce qui a suivi, est un récit sans glamour fait de sueurs, d’erreurs, de teasers et enfin d’un jour J qui arriva. Le Dream Bag fut lancé le 28 Mai 2019, exactement 292 jours après la nuit du Domino.

Une nouvelle page s’est écrite ce jour-là, parce que désormais Irawo ne restera plus à sa place. Il ira loin. Il ira haut. La veille du lancement, on s’est tous appelés sur Skype. Chaque membre de la Team devait partager son sentiment après cette longue route qui s’achevait. Voici quelques unes de leurs pensées : 

“Ce que j’ai apprécié par dessus tout c’est l’implication de tout le monde dans le travail. C’est quelque chose qu’on a fait ensemble”

Charlène

“Félicitations pour le chemin parcouru. On a beaucoup appris. C’est une nouvelle vague de compétences pour nous. On sait que ça va bien se passer. On espère que les gens accueilleront de la même manière.”

Marilyn

“Je voudrais d’abord remercier ma famille, mes amis…rires. C’est le début d’une grosse aventure. Je suis ravie d’en faire partie” 

Eyram

“C’est un petit pas pour Irawo mais un grand pas pour nous tous” 

Mawunu

Cette dernière phrase m’a marquée, car oui, elle était d’une véracité incroyable. C’est le moment pour moi de remercier particulièrement Aymar Sossou à qui nous devons le site shop.irawotalents.com d’où se vendent les Dream Bags; pour son attention aux détails, pour avoir compris là où nous allions et l’avoir exprimé à travers la boutique en ligne.

Ils sont nombreux, tous les créatifs qui ont travaillé à ce projet, du packaging au shooting, en passant par la promotion et la vente. Merci à eux d’avoir donné de leur talent à ce projet. Merci à nos différents partenaires : Odjala, le centre commercial en ligne, qui s’occupe de la livraison à Dakar et à Abidjan; La Fondation Zinsou et Roar Clothing où se trouvent les Totebags, à Cotonou. 

Depuis que le Dream Bag a été lancé, sur les 100 exemplaires en édition limitée qui existent, près d’une vingtaine de personnes l’ont déjà acquis. De belles histoires sont nées en ce laps de temps.

Comme celle d’Afi. Photographe Bénino-Ivoirienne, elle habite en Côte d’Ivoire depuis peu. Cela ne l’a pas empêchée d’en commander 3 exemplaires depuis Cotonou. Hier, elle a enfin reçu ses Dream Bag et m’a envoyé ce message : “Je vais jeter mon sac à main dans le sac Irawo. Rien à cirer, il est trop frais”.

Je vais jeter mon sac à main dans le sac Irawo. Rien à cirer, il est trop frais. @aficakpo Cliquez pour tweeter

Brice, lui, habite à Maiduguri dans le Nord-Est du Nigeria. Le jour même du lancement, il nous a envoyé un message très simple : “Je veux le 99ème. A n’importe quel prix. Bonjour”. Et il l’a eu !

Ou encore Raïssa depuis Lomé, qui a envoyé sa cousine en chercher un à la boutique de la Fondation Zinsou. Elle prévoit un trip à Kpalimè et tient à y aller avec son Dream Bag. 

C’est pour vous que nous l’avons fait

J’arrive au terme de cette histoire. Je ne sais pas comment la finir. J’ai envie de vous dire où se trouvent les Dream Bags, si vous souhaitez être parmi les 100 personnes à les avoir. Mais sur la boutique en ligne, se trouvent toutes les informations. Que vous soyez en France, au Bénin, au Togo, en Côte d’Ivoire ou à Abidjan, vous pouvez l’obtenir.

J’ai envie de terminer sur comment je me sens, depuis le lancement. Mais il n’y a qu’un seul mot qui me vient en tête : Courage. 

De la nuit du Domino à ce matin de Juin, nous avons eu le courage d’imaginer, de faire et de continuer. Chaque détail du Dream Bag a été pensé de bout en bout, pour le plaisir de notre communauté. C’est pour vous que nous l’avons fait et c’est vous qui nous donnez le courage de continuer.

C’est un sac…et une histoire : N’aie pas peur d’affronter tes peurs. C’est un sac…et un souhait : Réalise tes rêves, no matter what. C’est un sac…et une communauté : La Big Team Irawo. C’est un sac…et une idée : Emporte tes rêves avec toi. 

C’est un sac…et une idée : Emporte tes rêves avec toi.  Cliquez pour tweeter

Qu’importe ces rêves. Le développeur y mettra son ordinateur, le photographe y mettra son appareil. L’aventurier l’emporte dans sa pirogue. L’artiste y garde ses pinceaux. On peut y mettre du pain comme on peut y mettre les fruits de nos passions.

Dans tous les cas, le Dream Bag est un fidèle compagnon. Il est une histoire lui-même qui s’écrit au fil de votre propre histoire. Et puis, c’est drôle : chaque fois que vous le porterez, vous penserez à votre histoire personnelle avec Irawo. Chaque fois que vous le porterez, nous, nous penserons à cette histoire qui a commencé au Domino. 

Nous n’avons qu’un rêve : Vous voir réaliser les vôtres. Nous croyons en vous. 

Parce que réaliser ses rêves, c’est se réaliser.  Pour changer le monde, ou atteindre les sommets. Garde-les constamment près de toi. Et partout où tu vas,  Emporte tes rêves avec toi. 

Irawo Dream Bag, disponible maintenant sur Shop Irawo

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